THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

dimanche 29 avril 2012

Chronique artistique No.32 : Dave DeVries

Dave DeVries est un illustrateur. Ce dont je veux parler aujourd'hui, c'est de son travail à partir de dessins d'enfants. C'est drôle, parce que j'avais déjà eu exactement la même idée il y a quelques années. D'ailleurs, j'ai encore dans un de mes fichiers quelques dessins de mes neveux et nièce.

Les enfants ont une imagination illimitée et ils dessinent sans censure ni souci du résultat final. Aptitudes que nous perdons avec l'âge. Tellement perdues, dans mon cas, que je ne suis jamais passée à l'acte. Mais l'idée est toujours là, dans ma tête, et de temps à autre je regarde ces dessins naïfs et les imagine en peinture.

Alors quel ne fut pas ma surprise le jour où je suis tombée sur le travail de Dave DeVries!
Il n'a pas hésité, lui, à réaliser son idée.
Et quel résultat!
J'en suis un peu jalouse...

Son projet s'intitule The Monster Engine.




 




 



 

Dans la vidéo qui suit Dave DeVries explique son projet.





Le site internet de : The Monster Engine
Le site internet de Dave DeVries

vendredi 27 avril 2012

Cinéma: Les Intouchables

Ma santé est mieux, et j'ai osé aller au cinéma aujourd'hui. Merveilleuse décision!  J'ai opté pour Les Intouchables. Excellent choix, si jamais vous vous demandez quel film aller voir. Allez, n'hésitez pas, il est à mon avis impossible de ne pas apprécier ce film. Ça faisait longtemps que je n'avais vu un film aussi bon. Il est drôle et touchant à la fois. Je me suis surprise à rire à gorge déployée, alors qu'il y a eu d'autres moments plutôt émouvants. Pas au point de brailler comme des veaux, non, pas dans ce sens là, mais certaines scènes nous dévoilent un quotidien pas tellement jojo pour cette famille de banlieue qui tire le diable par la queue pour arriver à subsister.


En gros, c'est l'histoire d'un riche aristocrate devenu tétraplégique à la suite d'un accident en parapente. Il a besoin de quelqu'un pour prendre soin de lui jour et nuit. Comme le roulement de personnel est assez élevé à ce poste, le début du film nous montre les entrevues des candidats qui se présentent dans l'espoir de décrocher l'emploi. Parmi eux il y a Driss, ce jeune homme provenant d'une banlieue de Paris, qui vient de sortir de prison où il a purgé une peine de six mois. Driss ne se fait aucune d'illusion sur la possibilité de décrocher l'emploi, et une fois dans le bureau, il demande à Philippe (l'aristocrate tétraplégique) de lui signer son papier prouvant qu'il a fait une démarche pour se trouver un emploi, et ainsi pouvoir toucher ses primes d'assurance emploi. Faut croire que Philippe est touché par la franchise de Driss et son absence de fausse compassion ou pitié envers sa condition, car il décide de l'engager.


Et voilà que débute la plus improbable des associations. Ce jeune homme de banlieue, ne connaissant que la musique pop, et cet aristocrate amateur d'art contemporain et de musique classique, qui apprennent à se découvrir petit à petit à mesure que les jours passent. En résulte une relation d'amour au sens large du terme, empreinte de respect et d'humour entre ces deux individus dont à priori tout les sépare.

Le film offre des moments de franche rigolade sans jamais tomber dans le ridicule ou le pathétique. Les acteurs sont d'une crédibilité effarante. François Cluzet, qui joue le rôle de Philippe, doit faire passer toutes ses réactions et émotions par son visage seulement, le reste du corps étant paralysé. Quant à Driss, joué par Omar Sy, il est absolument criant de sincérité. Pour moi, cet Omar Sy est une révélation. Quel acteur attachant! Et plutôt mignon, soit dit en passant. Ouf!! La Bloggia était émoustillée!


Vraiment, je recommande ce film à tour de bras. Si vous pouvez le voir sur grand écran, tant mieux pour vous, car les images sont aussi très belles.

Mon appréciation:

Dans le vraiment n'importe quoi


mardi 24 avril 2012

Sexualité écolo

Aujourd'hui, je suis tombée sur un article qui nous renseigne sur la façon de faire galipette tout en étant eco-friendly. Ben oui... j'vous dis que la mère nature a le dos large! N'importe quoi, du moment qu'il y ait la mention "écolo" pis là on est en business! M'enfin... je disais donc que cet article nous donne des trucs pour se mamourer sans détruire l'environnement.  Ben là! Que je me suis dit. On charrie pas un ti peu? Pensai-je. À moins de travailler dans une centrale nucléaire et d'avoir le béguin pour un collègue et de ne plus pouvoir résister à l'envie et de se sauter mutuellement à qui mieux mieux et d'accrocher un piton écrit "danger" dessus et de faire sauter la centrale en même temps que l'on se saute, je ne vois pas tellement comment une partie de jambes en l'air pourrait menacer l'environnement. Ben maudit, que je suis ignorante! Ce sont les produits chimiques dans les condoms, qui sont menaçants. Et oui. Le latex est totalement biodégradable, mais pas les agents de conservation et autre produits chimiques. C'est pourquoi il faut opter pour les condoms végétaliens! De plus, attachez-vous bien, ils ne sont pas testés sur des animaux!

...
Euh...
...
(malaise)
...

Là, il me vient toutes sortes d'images plutôt dérangeantes... (allez, pense à des fleurs, des ti-minous... oh non!! pas des ti-minous!! euh...  des paysages champêtres, des ballades en kayak, des biches dans les bois... non!! pas des biches!! euh... aargh!! )

Non mais c'est qui, l'écoeurant dépravé qui teste des condoms sur des animaux?!?

Et pire! Ce condom, là, (shlik-shlik) a-t'il déjà... glurp... été... hum!... testé, genre...

...
Euh...
...
Hum!
...

Finalement, j'pense que j'ai la migraine...

dimanche 22 avril 2012

Chronique artistique No.31 : Mark Khaisman

Quand j'ai commencé à faire ces chroniques artistiques, je me suis dit qu'il arriverait probablement un moment où je ne trouverais plus d'artistes assez spéciaux, assez ingénieux et éclatés pour alimenter mes billets dominicaux.

Erreur.

J'ai découvert assez d'artistes pour en présenter durant au moins deux ans! À chaque fois je me dis que le prochain ne saura jamais être assez intéressant pour surpasser le précédent. Deuxième erreur. J'apprends que la créativité n'a pas de limite!

Ce qui me fascine à chaque fois, c'est comment un artiste en est venu à pratiquer sa forme d'art. Non mais... jusqu'à maintenant j'ai présenté des artistes qui font des portraits avec des vis, qui brodent des bouts de crayons de couleur pour faire des créatures marines, qui travaillent avec des ordures pour créer des ombres fascinantes, qui sculptent des pneus recyclés pour faire des créatures terrifiantes, et j'en passe des tonnes.

Cette semaine, c'est au tour de Mark Khaisman qui crée des tableaux sur plexiglas en "peignant" avec du gros ruban adhésif brun ou rouge. Les tableaux étant rétro-éclairés, ce sont les couches de ruban adhésif qui créent les effets d'ombre. Je vous présente quelques exemples de sa série de portraits ainsi que de sa série représentant des scènes de cinéma. 

















L'artiste à l'oeuvre.


Pour mieux connaître l'artiste, ses origines, sa formation, sa façon de travailler, voici une vidéo sympathique d'une interview de l'artiste par Elizabeth Jennings. On peut y voir Mark Khaisman travailler.



Site web de Mark Khaisman : http://www.khaismanstudio.com/

mardi 17 avril 2012

Déridons-nous

Je me suis soumise, dernièrement, à un test hautement scientifique. J'ai tenu à vérifier la véracité de certaines allégations pouvant se retrouver sur une boîte de produit de beauté du genre : "La Première gamme de soins densifiants à l'action lipo-restucturante, au Pro-Xylane(TM) + Isobioline(TM) qui prend en charge les signes de l'accélération du vieillissement cutané liés au ralentissement hormonal." 
Déjà, ça en jette. On est tout impressionné par ces termes mystérieux, et juste à lire ça, une profonde ride de perplexité nous traverse le front. Mais on sent que c'est du sérieux. Nous tenons entre nos mains un produit révolutionnaire. Personnellement, mes hormones se sont misent à frétiller face à de telles promesses de jouvence (ralentissement hormonal mon oeil!)


Mais c'est pas tout! Ils en rajoutent avec une autre affirmation: Le 1er soin reconstructeur tissulaire qui stimule les facteurs de croissance de la peau pour restaurer les proportions du visage : pommettes, cou, ovale. Heille! Restaurer les proportions du visage!  On oublie l'insulte de se faire traiter de face disproportionnée, et on ne demande pas mieux que de les croire. De plus, ils vont jusqu'à dire : Efficacité visible dès 7 jours. Ben là, on ne se peut plus! Vite, vite, un pot de crème de jour et un pot de crème de nuit, on passe à la caisse et on se dirige en quatrième vitesse à la maison pour commencer à se badigeonner le visage de ce produit miraculeux!


Mais oh! Quand même! J'ai dit un test hautement scientifique. Car malgré l'aveuglement causé par toutes ces belles visions de ma face restructurée, je me suis demandée comment faire pour savoir si ça marche vraiment. J'veux dire... dois-je me photographier tous les jours pour voir l'évolution du modelé de ma ligne de mâchoire? Processus fastidieux, sans compter le fait que la plupart des matins je suis hyper pressée. Par conséquent, pas le temps de taponner avec une caméra. Je me suis dit que le meilleur témoin du travail de ces crèmes, était ma face. Du moins la moitié de ma face. Celle sur laquelle je n'appliquerai pas la potée miracle. Pas compliqué, et à mon avis, on ne peut plus véridique comme verdict. 
Et c'est ainsi que dès le début du mois de janvier, j'ai appliqué à TOUS LES JOURS et à TOUTES LES NUITS sur la même moitié de mon visage et du cou, mes crèmes à la technologie futuriste. J'avais-tu assez hâte à la septième journée? Donc, après une semaine de scrutage de mon faciès dans le miroir, rien. Aucune différence à l'oeil nu. Soit je suis déstructurée quelque chose de rare, soit il faut donner encore plus de temps au produit. Je poursuis donc. Trois semaines... deux mois... 


Et bien ça fait maintenant trois mois que je me beurre allègrement la même moitié du visage de ces crèmes aux vertus hallucinantes de promesses, et RIEN! Encore pire que rien, même, car j'ai demandé à quelques personnes, selon elles, quelle moitié de mon visage bénéficiais des soins des puissants reconstructeurs tissulaires densifiants et régénérateurs, et à l'unanimité elles ont pointé l'autre côté de mon visage. Celui laissé pour compte, celui uniquement traité d'une vulgaire crème hydratante.


Bravo, les chercheurs! Félicitations! Vous m'avez prouvé que j'étais encore assez jeune pour croire en de telles fadaises, telle une ado devant des pubs de shampoing!

dimanche 15 avril 2012

Chronique artistique No.30 : Alberto Seveso, Mark Mawson, Zena Holloway

OK!
Cette semaine, on relaxe. On prend ça mollo.

Grande inspiration,
expiration profonde.

Zen.

J'ai eu envie de simplement contempler sans me casser la tête à savoir comment c'est fait, combien de temps, quel est le message, etc. Rien de cela. J'ai donc choisi de présenter l'oeuvre de trois photographes dont le point commun est de faire des prises de vue sous l'eau. 
Quoi de plus relaxe que l'activité sous-marine.

Et je ne parle pas de la faune marine, des poissons et autres créatures, non!

Les deux premiers photographes se sont amusés à capter les mouvements d'encres de couleur lorsqu'elles sont versées dans l'eau. Ces fluides étant de densité différentes, ça donne des formes colorées étonnantes.

Sans plus tarder, voici le travail de Alberto Seveso





Et maintenant, les résultats de Mark Mawson





Outre les expériences avec les encres, Mark Mawson photographie aussi des personnes, pour des résultats absolument enchanteurs.






Ce qui m'amène à présenter le travail de Zena Holloway





Elle a aussi fait de courts films et pubs dont voici un exemple de chaque: 

video

video


Ainsi qu'une vidéo pour la scène de Kelly Minogue.
J'aime pas la chanteuse, mais pour ce qui est de la scène, WOW!

video

Les sites web :
Alberto Seveso
Mark Mawson
Zena Holloway

mercredi 11 avril 2012

Pas de quoi s'énerver l'poil des jambes!


WOUH!! ALLEZ LES POILUES, ON VA SAUVER 30 CENNES!!!

Non, mais... c't'une joke?

Qui c'est qui va brûler 3 piasses de gaz pour aller sauver 30 cennes?
Dépenser un billet de métro pour ça?
On peut juste s'acheter une grosse gomme casse-gueule avec 30 cennes! Pis encore, j'suis même pas sûre...

Si au moins le produit coûtait genre 1 piasse au départ, là, on pourrait s'énerver un peu.

Mon ami m'a déçue...

lundi 9 avril 2012

"M" comme _____

MARDE.

Le refrain de la fameuse toune de Lisa Leblanc est devenu mon hymne national depuis quelques mois.
C'est ce que je me fredonne aux toilettes en attendant que la crise passe.
La crise finit toujours par passer, mais le hic, c'est qu'elle est généralement suivie d'une autre, et d'une autre, et...
Ça occupe sa fille.

Et ça devient gênant. Surtout au travail.
Les collègues sont averties, mais c'est gênant quand même.
Quand c'est rendu qu'elles doivent venir aux toilettes pour me parler de certains cas au comptoir, c'est TRÈS gênant.

Je souffre de colite ulcéreuse. C'est une maladie inflammatoire chronique du côlon. Une de mes maladies auto-immunes. Ben oui, j'ai le système immunitaire qui manque de discernement. Il s'attaque à ses propres organes. Pas fort. C'est comme un joueur de hockey qui se mettrait à scorer dans son propre but. C'est de loin la maladie qui me fait le plus chier! Apparemment, il y a 2 personnes sur 1000 atteintes de cette maladie au Canada. Comme je ne suis pas certaine de connaître 1000 personnes, je ne connais personne d'autre qui souffre de cette maladie. Il me semble que ça me ferait du bien d'en connaître. J'aurais le sentiment d'être comprise. À la limite, ça me ferait du bien de savoir que quelqu'un d'autre souffre aussi! Faut croire que la douleur me rend méchante. 
Je parle de douleur, mais c'est pas ça qui est le pire. La douleur, je la connais. Je sais exactement où ça va faire mal, jusqu'à quel point (ça peut aller jusqu'à l'évanouissement), mais ça passe. Non, le pire, c'est que je n'ai pratiquement plus de vie. Premièrement parce que je suis vidée. Plus d'énergie. Deuxièmement, parce que je ne sais jamais si une crise ne va pas se manifester au beau milieu de nulle part. Dans le métro. Au cinéma. Dans la rue. Au volant (j'ai vécu ça une fois sur l'autoroute et ça a été un cauchemar!!). J'ai besoin de savoir qu'il y a une toilette (libre de préférence) à moins de 5 secondes de marche. Alors quand je n'ai pas à me rendre au travail, je reste chez moi. Je suis tellement fatiguée que je n'ai plus le goût de peindre, dessiner, faire des collages ou même bloguer. Bizarre à dire, j'ai la créativité constipée. Ce qui explique pourquoi ce blogue vivote depuis quelque temps.

Heureusement, cet état n'est pas constant. Je connais aussi des périodes de rémission. De quelques mois à quelques années. Mais là, depuis l'année dernière, je n'ai connu que cinq mois de grâce. Puis tout est revenu il y a deux mois. Y'en a marre.

Je mets tout ça sur le web aujourd'hui, parce que je me dis qu'il y a peut-être quelqu'un parmi vous qui est atteint de cette maladie. Et que ça pourrait lui faire du bien de savoir que quelqu'un d'autre en souffre. Que quelqu'un d'autre peut comprendre. Qu'il/elle n'est pas seul(e) dans sa marde.

Au fait, voici le papier-cul le plus doux au Canada. Testé et éprouvé. Par moi.


***
"M" comme... MUSIQUE!

Alors kessé que je fais, durant mes congés entre deux crises? Je dors et j'écoute de la musique. Heureusement qu'il y a la musique! C'est du bonheur. Une éclaircie dans un ciel d'orage.

Ces temps-ci je me sens country. Je rêve d'une belle paire de bottes de cowboy!
Des rouges, tiens, comme celles de Lindi Ortega.


Ou encore des bottes hautes comme celles de Lanie Lane



Ou encore comme celles de Lisa Leblanc.
(Hey! je ne pouvais pas ne pas la mettre...)

dimanche 8 avril 2012

Chronique artistique No.29 : Guy Laramée

Ce mec dévore les livres!
En quelques bouchées il en fait des objets totalement différents.
C'est de la sculpture intellectuelle!

Non, mais... j'ai jamais rien vu de tel.
Et c'est d'une minutie!
Cela évoque des cités disparues, des paysages sauvages et inaccessibles.

Quand on dit que les livres renferment des mondes lointains et imaginaires, à voir ceci, on ne peut que le croire. Les livres font voyager, et ce, grâce à Guy Laramée.











Il les sculpte à la scie ronde.
Voici une vidéo du réseau CBS dans laquelle il explique son procédé.


Il y a aussi cette autre vidéo, sur le site de cyberpresse, dans laquelle il nous parle un peu plus du contenu de son exposition actuelle, de ses peintures, de sa démarche artistique en général, de son admiration pour l'oeuvre de Caspar David Friedrich (peintre que j'admire beaucoup) ainsi que son influence sur son art. Très intéressant.

Guy Laramé est un artiste à découvrir. Et le plus merveilleux, dans tout ça?  C'est qu'on peut voir ses oeuvres jusqu'au 29 avril à la Galerie d'Art d'Outremont
Et comment, que je vais y aller!