THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

vendredi 24 octobre 2008

L'âge d'or, qu'ils disent!

C'est qui le smatte qui a trouvé c't'expression pour parler de nos bons vieux?

Âge : oui.
Or : ? (dents en or? alliances en or? Visa or? Quoi???)

Sont arrivés, à 15 minutes d'intervalle, 2 autobus remplis à pleine capacité, de ti-vieux qui sont venus prendre du bon temps et fêter Noël à l'hôtel aujourd'hui, en fin d'après-midi. Juste 45 minutes avant la fin de ma journée de travail.

Premier autobus :

Je me plante à l'entrée du lobby, tout sourire, pour les accueillir. Mon but est de les diriger vers l'ascenseur qui les mènera à leurs chambres. Aussitôt les pieds dans la place, ils ne sont que questions et inquiétudes.

-C'est où, ça, c'te chambre-là?
-Mon dou, c'est dont ben loin, c't'ascenseur-là!!
-Y'a tu des marches, ici, parce que moi, j'aime pas ça, les ascenseurs?
-C'est où, qu'on va avoir notre party?
-Comment ça se fait qu'on descend, au lieu de monter?

Et je les accompagne presque tous vers leur chambre...

-Aôn, c'est dont ben loin!
-Ah ben moé, j'va rester dans ma chambre toute la fin de semaine, parce que j'va me pardre, dans c't'hôtel-là!
-Moi, j'avais demandé une chambre proche des ascenseurs, parce que j'ai de la misère à marcher...
-M'a jamais me r'trouver là-d'dans!

Pas aussitôt remontée au lobby, que v'là t'y pas un autre autobus tout aussi plein que le premier.

Tout sourire devant la porte, j'accueille ce 2e groupe...

-Bâon, c'est où, c't'ascenseur là?
-Moi, j'ai peur dans les ascenseurs!
-Mon dou, c'est dont ben grand, ici!!
-Comment ça, on descend!?!

Le toupet un peu écrasé dans le front, je reviens vers le lobby.

Des p'tites madames du premier groupe sont agglutinées au comptoir de la réception.

-Ben là, ç'a pas de bon sens, on est deux, pis y'a rien qu'un lit, dans la chambre! C'est quoi c't'affaire-là, on veut pas dormir ensemble, c'est pas ça pantoute qu'on avait demandé, on veut d'autre chose que ça!

Je farfouille dans l'ordi pour voir quelle sorte de réservation elles ont...

-Mais, mesdames! Vous avez une suite sur deux étages, avec 2 chambres!! Il faut descendre l'escalier et vous allez voir un salon et une autre chambre!
-On en veut pas, de salon, on veut deux lits!!!
-Oui, vous avez 2 lits, un lit par chambre!
-C'est quoi, c't'affaire-là, j'ai jamais vu ça une affaire de même, on a pas besoin d'un salon, on veut une chambre avec deux lits!!
(narines nerveuses, veines sorties dans le front, toupet complètement effouerré, mâchoires un peu serrées...)
-Je vais vous accompagner à votre suite, pour vous montrer...

Une fois sur place (belle chambre, belle vue)

-Bon... vous descendez cet escalier
(on descend toutes l'escalier)

-Ici, c'est le salon. Puis là, derrière cette porte, c'est la deuxième chambre.
-Ouin, mais on veut pas monter pis descendre pour aller aux toilettes!
-Vous avez une salle de bain à chaque étage.

Entre elles...

-Aôn, ok...
-Ouin, c'est pas mal beau, icitte!
-Moé, j'va prendre c'te chambre-là, parce que j'ai d'la misère à marcher.
-C'est ben beau, moé j'va prendre celle d'en haut...

Ouf!

-Bon, et bien je vous laisse vous installer, et vous souhaîte un excellent séjour!!

Retour à la réception pour retrouver d'autres membres du groupes agglutinés au comptoir.

-Nous autres, là, on a rien qu'un lit pis c'est pas ça qu'on a demandé...

Et c'est reparti!!

Finalement, la prochaine fois, faudrait les placer à quatre dans une chambre avec 2 lits!

Une suite, ça fait peur. Un ascenseur, ça fait peur. Un corridor, ça fait peur. Une serrure magnétique, ça fait peur.

C'est ça, l'âge d'or?
C'est là, qu'on s'en va?

Bâtard!! C'est qui, qui a décidé ça?
Parce que moé, c'est pas ça, que j'ai demandé! J'ai peur de m'pardre! De quoi j'va avoir l'air, rendu là? M'as-tu avoir peur d'avoir peur, moi aussi? M'as-tu me mettre à fêter Noël en octobre? C'est quoi, c't'affaire-là?

Y'a de l'espoir!

Vous ne devinerez jamais avec quelle face ma grande face s'est retrouvée face à face aujourd'hui!
Mme Lise Watier elle-même en personne, comme une apparition de grâce et de collagène. Toute rayonnante, radieuse et nimbée d'une aura de distinction. J'ai eu beau scruter sa face mine de rien, aucune trace de rides ni de peau mollasse qui pendouille à déclarer. Et si jamais elle est passée sous le bistouri d'un chirurgien, je veux absolument en connaître le nom, car elle n'a rien en commun avec les pauvres faces de mutants qu'il m'arrive parfois de croiser!

Et c'est avec mon plus beau sourire, sous ma moustache et entre mes longs favoris (maudite cortisone!) que je lui ai souhaité le bonjour pour ensuite passer à mon expression de stupeur et d'abattement.

Non mais... dire que je viens de m'acheter une crème de jour. Avoir su, je me serais garochée sur la tablette de produits Lise Watier et j'en aurais acheté un pot de chaque. En tout cas, je sais quelle crème de nuit je vais choisir... à ça, oui!

Vraiment, elle est à elle seule, la meilleure publicité de produits que j'ai vu!

lundi 20 octobre 2008

Non mais... hein?

Loin de moi l'idée de vous sursaturer avec encore une fois ce même sujet, mais... qui c'est kessé que c'est qui fait une belle apparition au début et la fin du tout dernier clip du petit Julien? Hein? QUI?
Pas n'importe qui, quand même!
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Oui, c'est une parodie des cucuteries des années '80. Je déteste les années '80. Par conséquent, parodie ou pas, ce n'est pas une vidéo que je regarderai en boucle.
Mais... hein? Le p'tit Julien!!

jeudi 16 octobre 2008

Comblée

Ce qui s'annonçait une journée comme les autres, s'est avéré être une journée toute spéciale.

Alors que je n'avais pas glissé un mot à personne, au travail, du fait que c'était mon anniversaire, je me suis retrouvée fêtée avec un beau gâteau full chocolat, une chandelle allumée en plein milieu et plein de collègues et de directeurs de tous niveaux qui sont venus me chanter leur bons voeux en plein coeur d'après-midi. Vraiment touchant.

La journée avait d'ailleurs été grandement entamée par ma visite quotidienne du blogue de mon Ticklebear, qui m'a offert un super diaporama de nos rencontres amicales depuis l'an dernier. Très émue j'étais.

Au retour du travail, mon répondeur me faisait des clins d'oeil. Des voeux de mes amis et de mon cher frère. Pas eu le temps de retourner mes appels, car mes amis des environs se sont donnés rendez-vous chez moi pour venir me fêter. La soirée vient de se terminer dans un succulent restaurant du village, où nous avons ripaillé à souhait tout en discutant et rigolant comme on sait le faire. Touchée et repue je suis.

De retour de ma soirée, le répondeur me faisait encore des signaux. Soph et Viv!...

Et que vois-je dans ma boîte de courriel?
Ceci.
Et la cerise dans le verre d'eau...


Plus comblée que ça, et je suis déridée pour l'éternité!

Merci à vous tous, vous êtes des amours et m'êtes tous très précieux! (non, je n'ai pas trop bu... il m'arrive de savoir me tenir!)
;¬)

Question existentielle

J'en reviens à mon pot de crème de jour.

C'est que je me souviens très bien avoir acheté il y a quelques mois, le même jour, au même endroit, DEUX pots de crème. Un pot de crème de jour, et un pot de crème de nuit. Les deux pots étant du même fabricant et du même volume. Et j'ai commencé exactement le même jour/soir à m'en badigeonner l'épiderme.

Comment ça se fait que j'ai terminé le pot de crème de jour avant celui de crème de nuit?
J'ai tu la face plus longue le matin?
Suis-je trop fatiguée le soir pour m'en mettre autant dans la face?

J'ai dû tout simplement me tromper, et me mettre de la crème de jour avant d'aller me coucher... ce qui pourrait peut-être expliquer certaines nuits d'insomnie...

mercredi 15 octobre 2008

Stupeur et abattement

Bon... je reviens de la pharmacie. Non pas avec une panoplie de pillules, comme à l'habitude, mais avec ma crème hydratante de jour.
C'est que ma foi en ces petits pots grandit à mesure que la face m'étire vers le bas et que des plis me restent gravés dans la peau comme si j'avais fait la même grimace pendant des décennies.
Rides d'expression, qu'ils disent poétiquement.
La seule expression que je me vois dans le miroir, en est une de stupeur et d'abattement. À chaque jour, cette expression semble de plus en plus intense. J'gage que je vais m'en faire de nouvelles rides, juste à me regarder la face!!

J'ai dû avoir exactement cette même expression quand je me suis retrouvée entre deux murs d'étalages de pots de crème, tout à l'heure, car une conseillère bienveillante est venue me retrouver pour m'aider à cibler mon besoin.

-Quel type de crème recherchez-vous, exactement?
-Ben... hydratante. Anti-rides, aussi... pis raffermissante? De la rajeunissante, ça se fait-tu? Une crème ramasse-face, quoi! Anti-déprime, aussi. De la anti-égratignures, est-ce possible? Mon homme n'est pas toujours rasé de près... Oh, et anti-taches. Sans dépôt. Bref, de la rayonnante-teint-éclatant-pétant-de-santé-tenue-18-heures. Une crème infusatrice de bonheur pour une tête heureuse lisse et éternellement souriante à la vie...

Là, j'ai vu que la madame commençait aussi à développer une expression de stupeur et d'abattement. Avant qu'elle ne se mette à rider drette là, j'ai empoigné la même sorte de crème qu'à l'habitude puis je me suis traînée la face jusqu'à la caisse.

Mon désarroi fut tout de même payant, puisqu'il m'a valu tout plein d'échantillons!

À moins que ce ne soit juste l'état de ma face?

mardi 14 octobre 2008

Adieu Guillaume

Qu'apprends-je à l'instant! Guillaume Depardieu s'en est allé, à tout jamais, emporté par une maladie foudroyante. Ce n'est pas que je suis fan ; à vrai dire, je ne connais pas vraiment sa carrière. Il a dû être difficile de se la tailler, d'ailleurs, cette carrière à l'ombre de son père...

Non, j'ai surtout connu ce jeune homme par la chanson de Juliette que je vous ai mis en écoute. Et espérons, à l'instar du jeune homme transi d'amour qu'il personnifie dans cette chanson, qu'il ne tombe pas dans un aussi cruel oubli.

samedi 11 octobre 2008

Nouvelle musique pour votre weekend

Alors là, si vous ne vous faites pas aller la pantoufle au rythme de ma dernière trouvaille, c'est que vous êtes vraiment une gang de coriaces!

Voici, dans la lignée rétro des Duffy et compagnie, Lady Linn and Her Magnificent Seven. Du soul dans la voix et un rythme pop/jazzy qui s'écoute en boucle sans s'en lasser. Et j'en sais quelque chose, car j'ai testé le produit hier soir en écoutant au moins trois fois de suite la totalité des pièces de leur dernier cd, et j'avais encore la pantoufle frétillante!

C'est du bonbon pour les oreilles. Un beau mélange de vieux swing jazz magnifiquement orchestré. Ce sont toutes des pièces originales composées par Lien De Greef, cette belle petite brunette souriante.

Pour vous donner un premier aperçu, voici la vidéo de la pièce "That's Alwright".

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Vous trouverez la totalité des pièces de leur cd "Here We Go Again" dans ma playlist à droite, juste en dessous de MA CHOUCHOU du mois.

Site officiel de Lady Linn and Her Magnificent Seven .

The Golden Animals

Vous êtes amateur de bon vieux rock des années 60-70? Vous adorez la voix de Jim Morrison? Aimez les Beatles, les Rolling Stone, The Mamas & The Papas?

Hé,hé,hé!! Voici un groupe californien actuel que l'on croirait tout droit sorti du bon vieux temps. Il s'agit en fait d'un couple : lui (Tommy Eisner) à la voix et guitare et elle (Linda Beecroft) à la batterie et back vocal. Wouh! On s'y croirait réellement!!

Votre passeport pour un voyage dans le temps : Golden Animals

Beth Rowley

Cette blonde bouclée à l'allure angélique possède une voix riche et puissante et vous interprète des pièces originales et des reprises inspirées (Led Zeppelin, Bob Dylan et... The Ronettes !) sur rythme jazzy. Oui, une autre au son rétro, mais c'est super bon, j'vous l'dis!!


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Oh, et puis allez donc écouter son album Little Drummer au complet sur Deezer.

Lila Downs

Bon là, c'est un bonus. La Frida Kahlo de la musique mexicaine qui interprète Black Magic Women. J'aaaiiiiiiime Lila Downs. Beaucoup. Elle mériterait tout un billet juste pour elle, mais pour le moment, rincez-vous le tympan avec cette belle reprise en duo avec Raul Midon.

vendredi 10 octobre 2008

Allô la délicatesse!!!

Outre les japonais, l'hôtel accueille aussi des groupes pour des congrès de compagnies diverses. Il y en avait justement quelques-uns cette semaine.
Et il semble qu'après avoir passer toute une journée dans une salle de conférence à se faire stimuler la compétence, le besoin de s'épivarder un peu se fait sentir. Certains vont à la piscine ou au centre sportif, d'autres vont marcher dans les environs, et d'autres vont s'asseoir au bar. Du nombre de ceux qui ont choisi le bar, l'envie de swinger un peu plus fort et de reluquer la jeunesse locale les pousse parfois à vouloir sortir dans les environs.

S'est donc amené à la réception un groupe de mâles dans la quarantaine et à la sobriété vascillante, pour se faire suggérer des bars à proximité. C'est sur fond de rires épais, de brassage de p'tit change et de discussions à très haute voix dont le niveau intellectuel était inversement proportionnel à leur taux d'alcoolémie, que le "leader" du peloton est venu demander ses précieux renseignements.

Le seul endroit que je pouvais leur suggérer est fermé le jeudi soir.

C'est là que Moron 1er a dit:

- Ouais, ça doit déjà faire 2 ou 3 jours que vous avez arrêter de sortir, vous, hein?
- ... (bouche pincée et narines frémissantes)
- Hé,hé,hé!!
- ...

Ma position de l'autre côté du comptoir ainsi que mon uniforme aux couleurs de l'hôtel m'ont empêché de lui répondre...

- C'EST PARCE QUE J'AI AUCUNE ENVIE DE RENCONTRER DES MORONS!!!!

Non mais... arrgh!

lundi 6 octobre 2008

Ça vous en bouche un coin, hein?

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Qui c'est de kessé que c'est qui c'est qui joue et qui chante avec la première dame de France, hein? Le reconnaissez-vous, mon petit Julien chouchou de l'année dernière?

On ricane moins qu'on riait, hein?

Non mais... elle l'avait-tu l'instinct la madame? Que je vous revoie, essayer de venir démolir à nouveau mes élans d'enthousiasme envers la relève musicale!!
Pffff!!!

vendredi 3 octobre 2008

Le poids des feuilles

Ah c'est vrai, j'ai un blogue, moi!!! Hum...

Et bien et bien, depuis ma dernière intervention ici que s'est-il passé, hein?
Allez, un p'tit effort!
Bon ok, je vais vous le dire, ce qui s'est passé. Et bien voilà...

Un beau jour, le vent s'est levé et s'est mis à tournoyer autour des arbres. Il les frolait et passait ses doigts entre les feuilles toutes échevelées par son action tout en sussurrant des choses que je n'oserais répéter ici, mais qui eurent pour effet de faire rougir de honte (ou de plaisir) tous les arbres de la région. Pauvres feuilles naïves. Elle n'apprendront bien jamais! Ce grand vent fou leur fait le coup à chaque année, mais comme elles sont nées du printemps, elles n'ont pas la sagesse de l'expérience. À preuve, tous les conifères, eux, ne se laissent pas impressionner par ce vent narquois, si violent puisse-t'il devenir.

Tourque, le paysage tout autour a drôlement changé en quelques jours. Et c'est la mâchoire pendante et les yeux écarquillés que je me rends au travail à chaque jour. Parfois, au détour d'une courbe ou en haut d'une butte, je ne puis retenir un cri d'émerveillement. Oh, j'aurais dont dû apporter ma caméra ce matin et vous filmer mon petit trajet (une autre fois, peut-être...) sur cette belle route de campagne que je découvre à chaque fois que je l'emprunte.
Impossible de me lasser de ce trajet pourtant familier mais toujours différent. J'en ai le coeur qui s'emplit de gratitude et de reconnaissance. Une espèce d'expérience mystique qui me rend toute sentimentale. Et oui, je suis faite comme ça, moi. Un gros film d'amour va me laisser de glace, ennuyée ou enragée, mais un rayon de soleil sur un bosquet ou des nuages au dessus des montagnes vont me faire fondre le coeur...
Que voulez-vous! Comme dirait J.C. (pas Jean-Coutu-mon-ami, ni Jésus, mais l'autre, là...)

M'enfin... de feuilles en aiguilles de pin, je voulais en venir au pouvoir que peut exercer ce subit et bref changement dans la gamme chromatique de nos paysages. C'est que ces jours-ci, à l'hôtel, nous arrivent des autobus desquels débarquent des groupes de petites personnes aux yeux bridés, une caméra au cou. Ces personnes arrivent de l'autre côté de la planète pour voir NOS feuilles, et souvent, l'autobus arrive de soir alors que le soleil est en train de se lever dans leur pays. Normal, ils viennent du pays du soleil levant!
Et ces gens se dirigent directement à leur chambre sans avoir rien vu du paysage en arrivant à destination. J'ai expliqué à une guide extasiée devant une photo de notre hôtel sur fond de couleur d'automne, que ce serait exactement ce qu'elle verrait en se levant demain matin! Je n'étais pas de service le lendemain matin, mais j'ai imaginé ces personnes comme des enfants par un matin de Noël.

Après la théorie du battement d'aile d'un papillon, on pourrait se pencher sur celle du rougissement d'une feuille!