THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

samedi 30 août 2008

Suivez les instructions

Aôw!! Ça fait un boutte que je ne vous ai pas déblatéré quelques idioties.
Vous devez être en manque de niaiseries si vous êtes en train de lire ce billet aujourd'hui!

Dix jours déjà. Dix jours occupés à toutes sortes de tâches. C'est fou comme le temps passe quand on essaie de bien faire les choses : tout d'abord, en voulant être fin prête pour l'hiver qui s'en vient (ben oui, quoi... vaut mieux prévenir!). Vous essaierez, vous, d'appeler dans les quincailleries pour savoir si ils ont reçu leur revendeur de drogue de neige!! Car je m'entête à toujours utiliser les termes français. C'est important, la qualité de la langue! Et un bon revendeur de drogue avec les hivers que nous avons, ça n'a pas de prix!

Ensuite, ce nouveau vêtement dont je dois me salir avant de me sécher en posant l'appartement ou ketchose du genre... Pis là, je vous épargne toute l'épopée avec le magicien de course. Pis les saucisses... maudite job salissante. En plus, je me suis faite avoir avec ce plat qui finalement ne va même pas dans mon coffre-fort à micro-ondes!!

Oh, et puis la programmation de la minuterie. Ouch! Au moins trois jours sont passés juste à essayer de comprendre, tout en grignotant un sac d'écrous, de comment est-ce kessé que ça marche c'te cossin de bout de viarge de verrat!

Je suis finie! Ben oui, j'ai essayé de monter une nouvelle tente.

Vous ne me croyez pas? Ben kein! J'ai des preuves!!



Merci Linoue pour les photos, ça me fait un excellent alibi!

mercredi 20 août 2008

Avis de recherche

Il y a quelque chose que je ne fais pas. Quelque chose que je devrais faire, mais pour des raisons obscures, je trouve toujours autre chose de totalement inutile et inintéressant à faire à la place. Genre venir écrire sur ce blogue au lieu de suivre mon intuition profonde. Voyez ce que je veux dire? Suis-je la seule qui est faite ainsi? Même faire du ménage, semble devenir plus urgent quand je me mets à penser à peut-être faire ce que ma petite voix me crie à l'intérieur. Une preuve? Aujourd'hui j'ai passé le râteau dans un sous-bois. Belle job. Plus une seule brindille, plus une seule feuille morte à des mètres à la ronde. Ce sont les mulots, qui vont être surpris!

Pourtant, ce que je devrais faire au lieu d'en parler ici, n'est pas quelque chose d'ennuyant ou d'embêtant. Au contraire, même! Il s'agit plutot d'une activité totalement satisfaisante. Du genre à faire oublier le temps, les soucis et les bobos. Alors pourquoi ne suis-je pas en train de m'adonner à cette activité au lieu de répandre mes états d'âme ici? Hein? Ben c'est un mystère total. Et c'est extrêmement contrariant. Pourtant, une fois partie, je ne suis plus arrêtable.

Il me manque le petit oumpf. L'élément déclencheur. L'inspiration, quoi! Et ça s'en vient... cela fait quelque jours que ça me travaille par en dedans. Je vais les reprendre, ces maudits pinceaux!

Et pour en revenir au titre de ce billet, j'ai envie de vous mettre à contribution. Je me cherche des têtes de turcs... oups! des modèles, dis-je, car ce que je préfère peindre par-dessus tout, ce sont des visages. Attention, gros égos s'abstenir! Car je ne fais pas dans la dentelle. Oh, que non! Si vous voulez que votre descendance se souvienne de vous comme d'un canon de beauté, ne vous montrez même pas la face devant moi! (Ticklebear pourrait vous en glisser un mot...)
Non, moi je donne dans l'expression! J'ai le coup de pinceau brutal et les couleurs se bousculent sur ma palette. Excellent pour pratiquer votre humilité, une fois le choc passé.

Allez! Des volontaires? C'est pour une bonne cause! Il s'agit de mon é-pa-noui-sse-ment! Vous ne pouvez pas me refuser ça!!

J'ai l'intention de me réchauffer sur des petits formats de tout au plus 10"x10". J'aimerais avoir tout plein de faces à défigurer! Et un beau jour, je vous exposerai les résultats ici même, dans un beau diaporama. Ça vous tente? Juste à m'envoyer votre face, ou celle de quelqu'un d'autre, en format numérique full pixels, et de grâce, avec un éclairage intéressant!! Quoiqu'une grosse face éclairée au flash pourrait être assez drôle...

Ce que j'ai hâte de vous organiser le portrait!

mardi 19 août 2008

Coming out

Bon ok... oui, je l'avoue. C'est pas parce que je n'y crois plus, que je ne jette pas un coup d'oeil blasé sur ce qui se passe à Pékin.

Hier, en zieutant les faits saillants de la journée, je suis tombée sur cette déesse. Ouch! J'en suis encore sous le choc. Qu'elle soit russe, ou droguée, ou témoin de Jéhovah, tout ça n'a soudain plus d'importance!! Si j'avais 10 ou 12 ans, je crois que j'en ferais mon idéal. Si j'étais un homme, j'en ferais aussi mon idéal! N'étant rien de cela j'admire la performance et la beauté comme je me pâmerais devant un reportage sur la rapidité du guépard. Mais quelle belle athlète!

Voici Yelena Isinbayeva :



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Direz pas que je ne m'enthousiasme pas sur le sujet olympique. Hon... elle n'est pas canadienne. Mais c'est tellement relatif, tout ça. J'aurais pu naître en Russie! Vous aussi, d'ailleurs. Elle aurait pu naître ici, aussi. J'veux bien m'enorgueillir sur les choses sur lesquelles j'ai un certain contrôle, ou sur les faits des personnes que j'aime et je connais. Mais comme les athlètes canadiens me sont aussi inconnus que n'importe quel autre jo-blo sur la planète, je ne vois pas très bien pourquoi je me pèterais les bretelles outre mesure sur leurs performances plus que sur celles des autres. Faque... tsé!

lundi 18 août 2008

Je n'y crois plus

Non, quelque chose s'est brisé. Ma foi, ma confiance, mon admiration se sont étiolés au fil des années. Quand j'étais plus jeune (hier, quoi!), je me souviens très bien de forts moments contemplatifs, bouche bée, transportée, complètement subjuguée par les performances de ces machines à battre des records. Cette recherche de la perfection, cette discipline, cette volonté me faisaient forte impression. Moi qui n'ai jamais eu de vrai but à atteindre, à part un certain équilibre de vie, toute cette détermination me fascinait au plus haut point.

Et j'y croyais, à leurs performances!
C'était avant que l'on sache que la drogue était l'ingrédient indispensable à leurs exploits.
Beau gâchis.

Gâchis, parce qu'il y en a sûrement qui tentent de performer sainement, et ce sont probablement les concurrents du dernier peloton d'essouflés à atteindre la ligne d'arrivée.
Gâchis, parce qu'à chaque course, à chaque performance, on ne peut s'empêcher de se demander si c'est vraiment l'athlète, la machine humaine pure, ou le fruit d'une injection quelconque.
Gâchis, pour la désillusion.

N'empêche, me direz-vous, qu'il est quand même extraordinaire de voir ces performances même si elles sont accomplies sous l'effet de quelque substance. Ouais... je vous l'accorde. Mais ce n'est pas, me semble, le but de l'exercice. Le principe des olympiades, n'est-il pas de déterminer le meilleur athlète? Et non le meilleur pharmacien?

Ce qui me fout le doute, en plus, c'est qu'il y en a toujours un ou une pour battre un record précédent, qui était déjà extraordinaire. Mais au bout du compte... c'est encore des humains, que je sache! Dans quarante ans, va ben falloir juste regarder les reprises au ralenti, pour pouvoir les voir!

Une autre chose qui commence à m'irriter au plus haut point, c'est la maudite histoire de médailles par pays. Pu ca-pa-ble!!! Ce n'est pas un pays, qui remporte une médaille, c'est un drogué... oups, pardon! un athlète qui a consacré toute ses énergies à l'atteinte de la perfection! Qu'il soit né ici ou là, on s'en balance comme c'est pas possible! Me faire péter les oreilles avec le fait que le Canada n'a pas encore de médaille, ou que tel ou tel pays en a récolté tant, je trouve ça complètement déplacé. C'est de se péter les bretelles sur le dos d'un autre!

Tu trouves que ton pays n'a pas assez de médailles? Ben mets tes running shoes, pis vas-y en chercher une, de médaille, au lieu de te promener avec un sac sur la tête!

Dans mon petit esprit naïf, j'ai toujours pensé que les Olympiques servaient à déterminer les meilleurs au monde dans diverses disciplines. C'est "meilleurs" étant des personnes. Pas des pays! Foutaises... Dans mon petit esprit étroit, je croyais que la compétition se faisait d'abord avec soi-même, puis avec les autres de la même discipline. Pas entre pays! Dans mon petit esprit embrouillé, je croyais que les Olympiques étaient une fête planétaire où tous les gens d'une même passion se faisait une saine compétition. Pour l'amour de la performance et de la perfection. Pas un prétexte à politicailleries et à chauvinisme mal placé.

Finalement, j'espère que ces athlètes se paient du bon temps, et qu'ils sont là par pure passion, en train de vivre des moments magiques et inoubliables. J'espère qu'ils ne subissent pas de pressions démesurées de la part des dirigeants de leur pays. Genre : "si tu ne gagnes rien, ce sera les travaux forcés le reste de tes jours" ou "tu seras exilé" ou "on va te les péter tes jambes inutiles!" Bon là, je fabule, mais... n'empêche que ça ne me surprendrait pas outre mesure.

Oh, dernier point. Les comméreux... les déblatéreux de commentaires insipides... ces analyseux qui s'écoutent parler pour ne rien dire... ces combleux de vide d'antenne, là... vous voyez de qui je parle? Ces voix qui m'ont gâché la cérémonie d'ouverture avec leur propos insignifiants... serait peut-être temps de penser à prendre une belle retraite? Hmmm? Juste une suggestion en passant...

Oh et puis... c'est peut-être moi qui suis trop idéaliste...

Allez, continuons à espérer que "nous", "on", "le Canada", récoltera encore plusse de médailles (comme si nous y étions pour quelque choses!).

dimanche 17 août 2008

Ah, ces chercheurs...

J'aime bien les chercheurs. Toujours à l'affût du détail qui révolutionnera notre conception du monde, ou du moins nous aidera à mieux le comprendre. Sans oublier ceux qui participeront à certains changements majeurs à la surface de notre belle planète, telle que cette équipe qui s'est longuement penchée sur la teneur des pets de kangourous ou encore celle qui a réussi à identifier le gène contenu dans les oignons, celui-là même qui fait pleurer.

Et bien cette fois-ci, c'est pour nous apprendre que les poissons parlent aussi! Wow! J'en suis muette de stupéfaction. Comme une carpe.

Je ne suis pas chercheuse, ni plus smatte qu'un autre, mais je crois que j'ai toujours su (deviné, pressenti, supposé, jamais vraiment demandé parce que cela me semblait évident) que les différentes espèces animales communiquaient entre elles (à l'intérieur d'une même espèce, s'entend... pas d'une espèce à l'autre! Quoique... faudrait probablement se pencher sur cet aspect aussi).
Parce que sinon, bof... pas de progéniture, peut-être? Point n'est nécessité d'un long discours sophistiqué pour faire sentir un certain besoin au sexe opposé ; juste un cri bien placé, un plumage affriolant, une patte engageante ou une nageoire sensuelle pour inviter à la volupté. Bon ok... disons juste "pour propager l'espèce".

Mais que les poissons parlent, ça on le savait déjà :


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Y'a pas juste la science, dans la vie... y'a la culture cinématographique, aussi!

samedi 16 août 2008

Pas moyen de me reposer...

Bon là, faudrait savoir.
La petite chinoise, là... était-elle trop laide, ou pas assez belle?

Pauvre ti-pichou!

vendredi 15 août 2008

Bonjour la discrétion!!

Je ne peux m'empêcher de sortir de ma torpeur pour relater ceci, extrait du site de Cyberpresse :

***
"La famille de celui que tout le monde surnommait Pipo avait demandé à vivre ce moment loin des caméras.

>>> Nos photos des funérailles "

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Non mais... demandez et vous recevrez!

lundi 11 août 2008

Programmation d'été

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Et bien voilà cher lectorat, je suis en mode "farniente".
De retour très bientôt avec le fruit de mes ruminations.

lundi 4 août 2008

LES ANNÉES 1930: La Fabrique de "l'Homme Nouveau

La Fabrique de l'Homme Nouveau : Bon là, c'est pas pour me vanter, mais... je viens de voir une des plus belles expositions qu'il m'ait été donné de visiter ces dernières années. Je voulais absolument y aller, j'étais plus que due pour une visite de musée. Le sujet ne me disait rien de spécial, mais avec un tableau de Dali comme appât, j'ai mordu comme morue affamée et m'y suis précipitée!
     

Qu'est-ce que je m'y suis délectée!! Tout d'abord, les années 1930 et leurs lot de crash boursier, de temps de régimes politiques rigides, la folie d'Hitler, Staline, Mussolini et cie et de développement dans le domaine des recherches biologiques ne me semblaient pas synonymes de "plaisir". Ils ne le sont toujours pas, mais furent une source d'inspiration incontestable de la part des artistes de l'époque. Que ce soit par les découvertes au niveau des cellules vues par microscope, qui ont inspirées des oeuvres très intéressantes par Wassily Kandinski, entre autres, ou que ce soit par opposition à une forme d'esthétisme imposée pour une race parfaite, ou encore comme témoignage des ravages de la guerre, les oeuvres présentées sont toutes poignantes d'une façon ou d'une autre. En fait, j'ai tellement apprécié ma visite, que j'y suis retournée le lendemain! Au diable la dépense! Et j'ai autant apprécié. J'y ai fait des découvertes merveilleuses d'artistes qui m'étaient totalement inconnus. J'en retiens les noms de : Ivan le Lorraine Albright, Pyde Koch, Stanley Spencer, Balthus (qui sait si bien rendre cette période d'adolescence des petites filles), Charley Toorop, Alfonso Ponce de Leon, Tullio Crali, Philip Guston,...




C'est une grande exposition, qui nous explique très bien le contexte de ces années pas très joyeuses. Une exposition généreuse (plus de 200 oeuvres) et diversifiée. Je recommande chaudement cette visite. Ce sont des heures de plaisir en perspective. Et en plus, pour le même prix, l'exposition permanente du Musée des Beaux-Arts du Canada vous attend... en ce qui me concerne, ce sont les pochades de certains membres du Groupes des Sept, Tom Thompson en prime, qui m'ont fait grandement plaisir de revoir. Allez, il vous reste à peine un mois pour en profiter!
    

In Your Face : Alors là, tant qu'à être à Ottawa, pourquoi ne pas aller visiter cette petite expositon gratuite des plus charmante, à la Bibliothèque des Archives du Canada. Il s'agit d'un projet initié par AGO (Art Gallery of Ontario de Toronto) qui proposait à la population de l'Ontario de lui envoyer un portrait de 4" X 6". La réponse fut telle, que des portraits d'un peu partout dans le monde lui furent envoyés! Ils sont tous exposés dans une mosaïque impressionnante sur les murs d'une seule salle. Mais quel résultat! J'ai ADORÉ regarder tous ces portraits. Certains naïfs, d'autres de mains plus expérimentées. C'est la créativité des gens qui m'a vraiment réjouie. Jusqu'au 1er septembre.




vendredi 1 août 2008

Comme une chauve-souris

Aujourd'hui, pour une rare fois, je me suis sentie bien enlignée. Certains diront que les astres étaient bien enlignés pour moi, mais peu importe...

Ce fut ce genre de journée ou tout roulait comme sur des roulettes, tout baignait dans l'huile. J'avais le cerveau alerte, le geste précis, je parlais anglais sans difficulté, je pouvais gérer trois lignes téléphoniques tout en m'adressant aux clients devant moi, et je pouvais répondre aux appels d'urgence sur la radio. Il me semble même avoir eu un troisième bras. Mais je ne pourrais le certifier... Je suis même allée pallier au manque de personnel au niveau du service aux chambres, au pas de course, sans que le roulement de la réception en soit lésé.
Autrement dit, je pétais le feu (merci la cortisone?).

Comme si cet état surnaturel ne suffisait pas, une collègue de travail m'a apporté un café en avant-midi. Je ne bois JAMAIS de café durant la journée... je l'ai bu en 2 minutes, et je suis repartie en sautillant à mon poste. Au dîner, nous avons eu une boîte de chocolats. J'en ai pris un. Je ne mange JAMAIS de sucre durant le jour... c'est tout juste si je ne faisais pas la grande roue derrière le comptoir. En après-midi, une autre collègue m'a apportée une cannette de Coke. Je ne bois JAMAIS de boissons gazeuses... c'est ben simple, je viens de chorégraphier la danse à St-Dilon!

À la sortie du travail, posant le regard sous les hauts sapins sur le terrain, que vis-je? Et oui, des bolets gigantesques!! Je me suis pitchée à la voiture pour prendre mon panier à champignons et mon canif. Wouh! Me v'là t'y pas à quatre pattes un peu partout sur le terrain de l'hôtel, en uniforme, avec mon panier, sous le regard médusé des nouveaux clients arrivant pour leur séjour!

Une fois en mode "champignons", je suis difficile à arrêter. Juste avant d'arriver chez moi, au lieu de tourner à droite j'ai tourné à gauche... dans l'allée principale du cimetière. J'y ai fait la collecte de l'été! Toujours en uniforme de l'hôtel, le panier au bout du bras. À chaque champignon ceuilli, je remerciais le nom inscrit sur la pierre tombale. C'est le panier bien plein, que je suis retournée à la voiture. Merci gang!!

Et là, après ce souper agrémenté de ceps et de marasmes des oréades, prenant mes dernières gorgées de vin sur le patio, ce fut la valse d'une chauve-souris. C'est la première fois de ma vie que je peux en observer une si bien! Et Dieu sait qu'au chalet je les surveille. Pendant une dizaine de minutes, elle a fait des va-et-vient juste au dessus du patio. Sa silhouette se découpait parfaitement sur le ciel encore un peu clair. Un vol en apparence mal-assuré, mais au contraire d'une précision sans égal. Elle suivait les insectes au quart de tour. De toute beauté. Une valse silencieuse.

Ouais, une maudite bonne journée!

Et demain, nous partons en escapade à Ottawa...


Découvrez Thomas Fersen!